Procédures de vaginoplastie

La création d’un néo-vagin est l’une des opérations les plus importantes lors de la transition médicale des femmes transsexuelles.

Il existe trois types de vaginoplastie :

  • L’inversion du pénis (la plus courante pour la réassignation sexuelle)
  • La vaginoplastie intestinale (préconisée pour des révisions ou lorsque la patiente présente un pénis d’une taille inadéquate)
  • la greffe non-génitale (souvent réalisée suite à des opérations oncologiques, des infections, des traumas, ou bien lorsque la patiente MtF ne souhaite pas avoir de cavité vaginale pour des rapports avec pénétration)

La vaginoplastie dans le cadre d’une réassignation sexuelle se réalise en une seule opération, et peut-être complétée par une seconde étape pour une plus grande féminisation du sexe.

Avant l’opération, il est nécessaire que la patiente se fasse ôter tous les poils présents sur le scrotum et la verge, ce qui peut prendre entre 3 et 6 mois.

Le succès d’une vaginoplastie MtF se traduit par la création d’un vagin et d’un Mont de Vénus d’apparence naturelle natural-appearing vagina and mons pubis, qui soient sensibles et fonctionnels.

L’opération elle-même consiste en une ablation scrotale et une création des petites lèvres et grandes lèvres, la création d’un néo-clitoris sensible et d’une cavité vaginale de dimensions satisfaisantes pour permettre des relations sexuelles avec pénétration.

D’autres éléments peuvent entrer en compte : une continuité des grandes lèvres, une apparence humide des petites lèvres, une lubrification naturelle des parois vaginales permettant une fluidité des rapports. Le capot clitoridien est également travaillé pour une apparence plus naturelle et une plus grande sensibilité.

Le chirurgien utilise de la peau du pénis et une greffe de peau du périnée scrotal afin de créer la cavité vaginale. La grande lèvre est créée avec la partie latérale du scrotum, et le néo-clitoris est construit avec la partie dorsale du gland du pénis.

La petite lèvre et la doublure vestibulaire sont construites avec une greffe de l’urètre et de la peau du pénis. L’urètre est raccourci, mais des greffes d’autres sites donneurs peuvent être nécessaires, comme le bas ventre.

Seconde étape optionnelle, 3 mois minimum après la vaginoplastie :

  • labioplastie pour travailler la commissure des petites lèvres
  • « clitoral hooding » pour améliorer l’apparence du néo-clitoris

La vaginoplastie intestinale
Avantage : création d’un vagin de 12-15cm, vascularisé et naturellement lubrifié. Cela permet de ne pas recourir à des lubrifiants de type gel pour les relations sexuelles. De plus, la dilatation post-opératoire est beaucoup moins contraignante.
Inconvénients : il y a un risque d’excès de sécrétions vaginales. De plus, il est possible que le vagin soit malodorant.
Pour ces raisons, on utilise plutôt la vaginoplastie intestinale pour des corrections et non pour une création.

Greffe non-génitale
On y recourt souvent pour une reconstruction génitale pour traumatisme, après des chirurgies oncologiques ou de graves infections.
On y recourt également pour les transsexuelles ne souhaitant pas avoir de canal vaginal permettant la pénétration lors de relations sexuelles. Dans ce cas, on ne construit le sexe féminin qu’externe (clitoris, lèvres, Mont de Vénus).

Post opératoire
Repos de 4 à 5 jours avec un Vaginal Stent afin de permettre aux parois de se fixer et de favoriser la création d’une micro-vascularisation.
Afin d’empêcher la nécrose ou la fermeture de la cavité, il est nécessaire d’utiliser un dilatateur vaginal plusieurs fois par jours pendant 6 semaines, puis en réduire progressivement l’utilisation jusqu’à 2 à 3 fois par semaine. Cet usage dépend également de la fréquence de rapports sexuels avec pénétration.

ZSI est le seul fabricant Européen de Sphincter Urinaire Artificiel, d’implants péniens malléables et hydrauliques comme solutions à des problématiques urologiques masculines (incontinence), sexuelles (impotence), et d’identité sexuelle (prothèses pour transmen et transwomen).